Mardi après-midi, dans le hall du Hangar de Kingersheim, le brouhaha des discussions se mêlait aux démonstrations. Une soixantaine d’élèves de quatrième du collège Émile-Zola participait à la Journée prévention et sécurité, un événement organisé pour la neuvième fois par la Ville. L’objectif de cette journée est de sensibiliser les jeunes aux risques auxquels ils sont confrontés dans leur quotidien.
Répartis par petits groupes de six, les collégiens ont circulé entre une dizaine de stands, animés par des professionnels de la police, des pompiers, et des associations. Sur chacun, ils disposaient d’une quinzaine de minutes pour échanger, poser leurs questions et tester leurs connaissances à travers de petits quiz. « C’est une journée qui change du cadre scolaire, confie Isabelle Schermesser, enseignante accompagnatrice. Les discours sont différents, plus concrets, et les élèves se sentent plus impliqués. »
Au-delà des règles de circulation, la prévention sur le harcèlement et les addictions a aussi retenu l’attention des jeunes du collège Émile-Zola. Les intervenants ont insisté sur l’importance de savoir repérer les signes de harcèlement, d’en parler et d’alerter un adulte. Les élèves ont également été sensibilisés aux dangers liés à la consommation d’alcool, de tabac et de protoxyde d’azote. « À cet âge-là, ils commencent à gagner en autonomie, ils se déplacent seuls, utilisent les réseaux sociaux, fréquentent de nouveaux cercles. C’est le moment idéal pour leur rappeler certaines règles essentielles », explique Christelle Strumberger, membre de la police nationale. Le message passe d’autant mieux qu’il s’accompagne de mises en situation. Lors des démonstrations de premiers secours, les collégiens ont appris à alerter les services d’urgence et à réaliser les bons gestes. D’autres ont découvert les réflexes à adopter en cas d’accident de la route.
Un dispositif ouvert au grand public
Cette journée s’inscrivait dans une démarche plus large de prévention menée par la commune de Kingersheim. Après les scolaires mardi, les stands étaient ouverts au grand public ce mercredi 5 novembre. L’occasion pour les familles de découvrir, elles aussi, les bons réflexes à adopter face aux risques du quotidien. « La prévention doit commencer tôt, mais elle ne s’arrête pas à la sortie de l’école, rappelle Christelle Strumberger. Informer les plus jeunes c’est aussi protéger leur famille. On espère qu’ils vont parler de ce qu’ils ont appris aujourd’hui à leur frère et sœur et leur parent », conclut-elle.
La trottinette électrique, source de danger
Parmi les moyens de transport les plus prisés des collégiens, la trottinette électrique occupe une place de choix. Mais elle demeure souvent mal maîtrisée. « La plupart des adolescents qui s’en servent ignorent une partie des réglementations », regrette Kamel Mir, agent de surveillance de la voie publique (ASVP). « Il doit y en avoir 80 % qui ne sont pas assurés, alors que c’est pourtant obligatoire. » Pour rappel, l’utilisation des trottinettes électriques est réservée aux personnes de plus de 14 ans, et leur circulation n’est autorisée que sur les bandes cyclables. À défaut, elles peuvent emprunter les routes limitées à 50 km/h. Leur vitesse ne doit pas excéder 25 km/h.
Pour s’assurer que les messages ont bien été compris, une opération de contrôle est prévue devant le collège avant les vacances de Noël. « La sensibilisation d’aujourd’hui est une première étape », souligne Kamel Mir. « Mais c’est sur le terrain qu’on saura si les bons réflexes ont été retenus. »
L.R.
